Les candidats à la succession de François Hollande à la tête du PS rongent leur frein en attendant le congrès, lui ne « s’exclut pas » pour 2012.Alors que le Parti socialiste a entériné mardi le calendrier de son premier secrétaire, fixant le congrès en novembre, les ténors du parti tentent de refréner leurs ambitions personnelles pour la jouer collectif. Mais entre les candidats à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire et ceux qui pensent déjà à 2012, ou aux deux, la course de fond à déjà commencé.Interrogé mercredi par l’agence Reuters sur des propos tenus aux lecteurs de Paris Match, François Hollande, renforcé par les victoires du PS aux municipales et aux cantonales, s’est déjà positionné pour la présidentielle. « Ils m’ont dit qu’est-ce que vous allez faire après premier secrétaire ? Ils m’ont demandé si j’étais candidat (à la présidentielle). J’ai dit « il y a plusieurs personnalités socialistes qui peuvent être candidats mais je ne m’exclus pas », a expliqué le dirigeant socialiste.
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Au moment où la présidente du conseil régional Poitou-Charentes avance les manoeuvres de préparation de son offensive sur la direction du parti, le nouveau président du conseil général de Corrèze lâche, dans Paris Match, l’air de ne pas y toucher, qu’il “ne s’exclut pas” de la candidature à l’élection présidentielle de 2012. Les connaisseurs apprécieront au passage, dans cette litote d’un classicisme impeccable, ce que la rhétorique du premier secrétaire doit à celle de son ancien mentor Lionel Jospin, spécialiste du “je ne m’interdis rien” et autres “si je suis en situation”.Bien qu’elle affirme effrontément ne pas “s’occuper” de 2012, Ségolène Royal ne travaille à rien d’autre qu’à rallier de nouveau les socialistes, quand le moment viendra, à sa candidature à l’Elysée, en remédiant aux défauts qui ont causé son échec en 2007 et en devenant, pour commencer, chef d’orchestre de la modernisation de son parti. François Hollande, lui, contrôle les mécanismes de convergence des socialistes en vue de cette modernisation. L’une a la stature que lui donnent sa campagne de 2007 et les 47 % de Français qui ont voté pour elle. L’autre n’a pas de rival dans la gestion, à son avantage, des rapports de force internes. Et il peut maintenant se prévaloir des succès remportés aux élections municipales et cantonales.
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Hollande tire à boulets rouges sur l’exécutif, en ciblant Fillon.M. Hollande, qui doit quitter la tête du PS mais entend bien jouer un rôle de premier plan dans la perspective de la présidentielle de 2012, a aussi ironisé sur les relations entre Nicolas Sarkozy et François Fillon en feignant de s’étonner que la “promotion de Xavier Bertrand” à l’UMP soit “quasiment présentée par l’entourage du président comme une façon de contrôler le Premier ministre”.
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Ou va la Droite ?
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